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Médecine et soins au XVIIème siècle

Salle des malades

 

Le diagnostic des médecins au XVIIe siècle

Le diagnostic des médecins au XVIIe siècle se base sur la prise de pouls, l’observation des urines, l’analyse minutieuse de l’état général du patient et de son environnement. Les connaissances, principalement issues de l’Antiquité, sont mêlées aux doctrines spirituelles et aux traditions médiévales. Parmi ces savoirs, la théorie des humeurs occupe une place majeure.

Transmise depuis l’Antiquité par Hippocrate, la théorie des humeurs explique que le corps, régulé par quatre humeurs, doit sa santé à l’équilibre de ces fluides. Ces humeurs sont mises en rapport avec la nature, les éléments, et plus tard, le tempérament du malade. Cette vision de la maladie et du corps humain donne une médecine dite « évacuante ». Des traitements tels que les saignées, l’administration des diurétiques, purgatifs, laxatifs, émétiques ou sudorifiques doivent permettre de rétablir l’équilibre en favorisant l’évacuation du mal.

 

 

 


 

Chapelle de l'Hôtel-Dieu

 

Hôtel-Dieu ou hospice

Accueillis dans des établissements de soins appelés le plus souvent hôtel-Dieu ou hospice, les malades pauvres sont soignés par des religieuses. A Baugé, la communauté des Hospitalières de Saint Joseph dispense des soins durant plus de 300 ans. Réparti dans deux salles communes, séparant hommes et femmes, chaque malade dispose d’un lit, une chaise percée, une table de nuit, un nécessaire en étain ainsi que du linge propre. Les malades reçoivent remèdes, repas et un encadrement spirituel quotidien.

Domicilié en ville, le médecin consulte tous les jours les malades de l’Hôtel-Dieu de Baugé. Accompagné de l’hospitalière en chef et de la sœur pharmacienne, il leur remet après chaque examen une ordonnance où sont inscrits les recommandations et les traitements. Afin de préparer les remèdes, la communauté dispose d’un jardin de plantes médicinales. Utilisées fraiches ou sèches, Les simples sont plantées dans des parterres respectant un ordre précis.

Basé sur les théories humorales, il est réparti en quatre carrés qui symboliseront les quatre éléments qui régulent les quatre humeurs du corps le tout orienté en fonction des quatre points cardinaux. Dans chaque parterre, des plantes sont sélectionnées en fonction de leur action sur ces humeurs tout en s’inspirant des drogues conservées dans l’apothicairerie.