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L'apothicairerie de Baugé

Classée depuis 1947

Considérée comme l’une des plus anciennes et mieux conservées de France, l’apothicairerie de Baugé est un formidable joyau de la pharmacopée du XVIIe siècle. Aménagée et garnie vers 1675, cette officine était encore en activité dans les années 1940. Elle a fait l’objet d’une première inscription à l’inventaire des Monuments Historiques en 1916 et a été classée au titre des Monuments Historiques en 1947.

L’apothicairerie trouve son étymologie dans le terme grec « apoteke » qui signifie garde, conserver, et dans la racine latine « apothacarus » qui se traduit par boutiquier. Il s’agit donc d’une pièce dans laquelle sont conservées les matières premières ainsi que les remèdes.

Véritable écrin pour la pharmacopée de l’époque, la pharmacie de Baugé est meublée et équipée entre 1675 et 1700. Aujourd’hui elle renferme encore plus de 600 récipients différents, en bois, en verre ou en faïence servant au stockage des remèdes.

Le sol de la pharmacie est recouvert d’un parquet en chêne à caisson assemblé et chevillé, il arbore un motif central marqueté en forme de soleil. Le plafond, en bois de châtaignier, est peint en faux marbre blanc et rouge sur fond bleu. Il est compartimenté en 11 caissons parsemés d’étoiles d’or.

 

Apothicairerie de Baugé

 

Le mobilier est composé de dressoirs à 8 étages et de colonnettes torsadées en noyer. Les murs de cette pharmacie sont lambrissés de panneaux de chêne du sol au plafond. L’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu de Baugé possède une collection unique de 16 albarelli, 91 piluliers, 95 chevrettes, 79 pots-canon et 3 bouteilles en faïence. Parmi ces pièces, des ensembles de faïences lyonnaises datent du XVIe siècle.

Pour conserver leurs préparations, les apothicaires de cette époque possèdent des pots spécifiques en fonction de la consistance des remèdes. Les albarelli ou pots canon sont employés pour la conservation de préparations solides ou pâteuses comme les baumes, les onguents ou les emplâtres.

Les piluliers, petits pots canon, sont utilisés pour la conservation de pilules et de poudres. Symbole de la profession d’apothicaire, la chevrette est destinée à conserver des sirops, des huiles et diverses préparations liquides. La ressemblance de son bec verseur avec la corne du chevreau lui donne ce nom de chevrette.

 


Détails de mobilier de l'apothicairerie

Une collection unique

L’apothicairerie de Baugé possède également des récipients en verre dont 63 bouteilles d’époque en verre soufflé qui contiennent les divers alcoolats à base de plantes, ainsi qu’une centaine de petits verres à piédouche ayant le rôle de pilulier. Afin de préparer leurs remèdes, les apothicaires ont à leur disposition les matières premières entreposées dans des boites. A Baugé, on retrouve plus de 140 boites en châtaignier pour la conservation des matières végétales, minérales et animales desséchées.

Pendant près de 300 ans l’apothicairerie de Baugé est tenue par des sœurs apothicaires de la communauté des hospitalières de Saint Joseph. Leur savoir, principalement tiré de livres, se transmet oralement. Responsable de l’approvisionnement des drogues et des préparations, la sœur pharmacienne est également chargée de l’administration des remèdes aux malades.

 

 

 

 

 

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