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Le Roi René : artiste et batisseur
Le Roi René connaît plusieurs langues : latin, italien, grec, hébreu, catalan et français. Jeune, il est initié à toutes les matières : le calcul, la théologie, la jurisprudence des coutumes, les écritures saintes...
Un roi instruit
A la fin de sa vie, il lit beaucoup : des ouvrages de médecine, concernant la nature, la légende des saints...
Un roi bâtisseur
Les nombreux chantiers entrepris par le Roi René, les travaux de reconstruction de monuments civils et religieux détruits au cours de la guerre de Cent Ans, donnent une impulsion à l'exploitation des carrières d'ardoises situées à Trélazé et aux carrières de tuffeau du Saumurois.
On lui doit plus d'une trentaine d'édifices en Anjou et en Provence édifiés ou restaurés. Voici quelques exemples en Anjou :
- A Angers : le couvent de la Baumette, le manoir de Chanzé, la chapelle des Cordeliers, le couvent des Carmes... Au château d'Angers, il construit la galerie du logis royal. Dans la cathédrale St Maurice, il élève la chapelle de l'ordre du Croissant dans le bras sud du transept.

- A Saumur : la maison de la Reine pour sa mère ; l'église Notre Dame de Nantilly où se trouve le tombeau de Tiphaine sa nourrice ; un joli manoir à Launay près de Saumur, un manoir à la Ménitré, le manoir de Reculée, Le logis d'Epluchard dit manoir de la « Haute Folie »

- A Baugé : le château et La chapelle Notre Dame du Petit Mont.
Un roi amoureux de la nature
Tous les manoirs et châteaux réaménagés par le Roi René sont agrémentés de jolis jardins. Il introduit en Anjou l'œillet de Provence, le micocoulier, la rose de Provins, l'abricotier ou encore le raisin muscat.
Le Roi René, comme tout prince de la fin du Moyen-âge, est fasciné par les bêtes féroces et les fauves ramenés des croisades. Il a des ménageries (chameaux, éléphants, lions, gazelles, autruches...). Il installe des volières dans plusieurs de ses domaines.
Un roi mécène et amoureux des arts

Déçu de ses ambitions politiques et militaires, le Roi René trouve une sorte de compensation morale à ses échecs en exerçant un mécénat averti. Grand amateur d'art, il est lui-même poète, peintre et enlumineur.
Dans sa jeunesse, il fait de la peinture sur verre et de la peinture à l'huile sur bois. Il suit des leçons avec Van Eyck grand peintre flamand. Il écrit l'ouvrage « Le Cœur d'Amour épris », un poème dédié à Jeanne de Laval : « Regnault et Jehanneton »...